Comment reconnaître l’arthrose du pouce et à quel moment consulter ?
Votre pouce vous fait-il mal au quotidien ? Une douleur à sa base peut être liée à une rhizarthrose, une forme d’arthrose qui touche l’articulation entre le trapèze et le premier métacarpien. Au début, la gêne peut rester discrète et apparaître seulement lors de certains gestes. Avec le temps, elle peut devenir plus présente et compliquer des activités courantes. Certains signes doivent donc vous inciter à consulter.
Les signes et symptômes de la rhizarthrose
Les signes de la rhizarthrose à surveiller
La douleur constitue souvent le premier signe. Elle se situe généralement à la base du pouce et apparaît surtout lorsque l’articulation est sollicitée. Saisir un objet, ouvrir un pot ou tourner une clé peut alors devenir douloureux. Les mouvements répétitifs peuvent aussi accentuer cette gêne.
La douleur n’est toutefois pas le seul symptôme. Une perte de force peut apparaître, avec une mobilité moins importante du pouce. Certains gestes deviennent alors plus difficiles à réaliser. Lorsque l’arthrose évolue, une déformation peut également modifier la position du pouce.
Les douleurs et les gênes du quotidien
Les symptômes varient selon les personnes et l’utilisation du pouce. Une personne qui effectue régulièrement des travaux manuels peut ressentir davantage de gêne. Les activités répétitives sollicitent en effet l’articulation et peuvent réveiller les douleurs.
Vous pouvez notamment ressentir :
• une douleur à la base du pouce ;
• une gêne pendant la préhension ;
• une difficulté à saisir certains objets ;
• une diminution de la force ;
• une mobilité plus limitée ;
• une gêne pendant les activités manuelles.
Ces signes ne permettent pas, à eux seuls, de confirmer une rhizarthrose. Une douleur persistante mérite donc un examen médical afin d’en rechercher l’origine.
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Diagnostic et évolution de la rhizarthrose
Le diagnostic et l’avis du Dr Falcone
Le diagnostic commence par un examen du pouce. Le médecin vérifie sa mobilité et recherche les zones douloureuses. Des examens complémentaires peuvent aussi être nécessaires pour préciser l’état de l’articulation.
Le Dr Falcone est chirurgien spécialiste de la main. Il évalue chaque situation au cas par cas. Si une opération est envisagée, il présente les traitements chirurgicaux de la rhizarthrose et leurs différentes indications. Le choix dépend de l’état du pouce, mais aussi de vos activités et de vos attentes.
L’évolution de la rhizarthrose et la gêne fonctionnelle au quotidien
La rhizarthrose peut progressivement modifier l’utilisation du pouce. Une douleur présente uniquement pendant certains gestes peut devenir plus régulière. La gêne peut alors s’installer dans les activités quotidiennes, professionnelles ou sportives.
Les besoins varient toutefois d’une personne à l’autre. Une activité de manutention ne sollicite pas le pouce de la même façon qu’un travail sédentaire. Les mouvements répétitifs et le port de charges peuvent notamment peser dans la prise en charge.
Votre profession et vos habitudes doivent donc être prises en compte. Ces informations peuvent aussi aider le spécialiste à déterminer la solution la plus adaptée si une intervention devient nécessaire.
La douleur peut rapidement compliquer certains gestes simples. Tenir un objet, ouvrir un récipient ou effectuer un mouvement de précision peut demander davantage d’effort. La perte de force peut aussi limiter certaines activités manuelles.
La gêne peut notamment concerner :
- l’ouverture d’un récipient ;
- la manipulation de petits objets ;
- certains travaux manuels ;
- les mouvements répétitifs ;
- le port de charges ;
- certaines activités sportives
Ces difficultés donnent des informations importantes au médecin. Elles permettent notamment de mesurer l’impact réel de la rhizarthrose sur votre quotidien. Une activité professionnelle très manuelle peut aussi influencer les choix thérapeutiques.
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Consultation et solutions chirurgicales
Une consultation est recommandée lorsque la douleur persiste ou commence à gêner vos activités. Elle permet de vérifier l’état de l’articulation et de rechercher une éventuelle rhizarthrose.
Un avis spécialisé devient particulièrement utile lorsque les traitements médicaux ne procurent plus un soulagement suffisant. Les antalgiques, les anti-inflammatoires ou d’autres solutions peuvent en effet perdre leur efficacité avec le temps.
La chirurgie n’est cependant pas systématique. Elle dépend de l’évolution des symptômes et de leur impact sur votre quotidien. Le spécialiste prend également en compte votre anatomie, vos activités et vos attentes avant de proposer une intervention.
Lorsque le traitement médical devient insuffisant, une intervention peut être envisagée. La chirurgie vise à supprimer les frottements douloureux entre le trapèze et le premier métacarpien.
Deux solutions sont notamment proposées pour traiter la rhizarthrose. Il s’agit de la trapézectomie avec ligamentoplastie et de la prothèse trapézométacarpienne. Le choix dépend avant tout de votre anatomie et de vos besoins fonctionnels.
La trapézectomie avec ligamentoplastie
La trapézectomie consiste à retirer le trapèze afin de supprimer l’articulation douloureuse. Une ligamentoplastie permet ensuite de stabiliser la base du premier métacarpien.
L’intervention se déroule en ambulatoire sous anesthésie locorégionale. Une incision d’environ trois centimètres permet d’accéder à l’articulation. Après l’intervention, une orthèse accompagne la cicatrisation et des gestes d’autorééducation sont proposés.
Cette solution peut notamment être envisagée chez une personne ayant une activité manuelle importante. Le risque d’usure d’un implant peut en effet entrer dans la décision. La recherche d’une solution durable peut également orienter le choix vers cette technique.
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La récupération repose ensuite sur une mobilisation progressive. Des séances de kinésithérapie peuvent compléter l’autorééducation lorsque cela est nécessaire.
La prothèse trapézométacarpienne et le choix du traitement
La prothèse trapézométacarpienne remplace l’articulation douloureuse par un implant. Elle permet de conserver la mobilité du pouce, mais sa pose nécessite des conditions anatomiques adaptées.
Certaines situations peuvent empêcher son implantation. Une atteinte douloureuse de l’articulation scapho-trapézo-trapézoïdienne peut notamment poser problème. Un trapèze trop petit peut également rendre la pose impossible. Certains antécédents de fracture, d’infection ou de dysplasie doivent aussi être pris en compte.
Le choix dépend ensuite de vos besoins. Une activité manuelle importante peut orienter vers la trapézectomie. À l’inverse, la recherche d’une récupération fonctionnelle rapide peut favoriser la prothèse lorsque l’anatomie le permet.
La qualité osseuse et les éventuelles déformations sont également examinées. L’état des autres articulations de la main compte aussi dans la décision.
Aucune technique ne convient à toutes les situations. Le chirurgien spécialiste de la main compare donc les différentes possibilités avant de proposer une solution. La trapézectomie reste notamment possible lorsque la prothèse n’est pas adaptée. Elle peut aussi constituer une solution après l’échec d’une intervention précédente.

